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Saison 2011/2012

Eclats de vie

Jacques Weber

Les 18 et 19 novembre 2011 à 20h30, Le 20 novembre 2011 à 16h – Tarifs : 30, 25, 20€
Durée : 1h30

 

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Il y a quelques années, j’entrai seul en scène.

Le rendez-vous pourtant différent tous les soirs restait intact : un silence qui n’avait rien à voir avec le silence que je connaissais au théâtre.

Un silence inconnu, flambant neuf, où ces mots, ces textes, ces grands auteurs, qui m’effrayaient tant ils étaient compartimentés, référencés, élitaires ou populistes, hermétiques ou primaires, tous fragmentaires loin de leurs socles et de leurs titres, étaient là, constituant des morceaux qui ne semblaient pas choisis mais évadés, frais comme un premier jour de liberté.

Bizarrement, tous les soirs, le théâtre – le seul endroit où l’on ne prétend pas à la vérité, là où tout est faux
– devenait un refuge, le refuge d’un « vrai moment de vrai ». Peut-être était-ce là qu’un rêve s’accomplissait ; cette sensation fraîche et chaleureuse de liberté, espiègle et naïve n’était plus seulement mienne, elle était partagée. Le public la partageait, n’avait plus peur. Duras, La Fontaine, Maïakovski, Rimbaud, Beckett étaient avec nous dans la cour de récré, nous nous vengions de l’école.
Je viens seul, la voix brute et à mains nues, un cahier sous le bras, jouer à rire, à pleurer, à réfléchir avec des mots que je trouve beaux et qui ne me font plus peur. “Eclats de vie” est composé comme un tour de chant, pourtant il s’agit bien de théâtre ; une histoire se raconte malgré moi, qui n’ai pour instrument que mes mains et ma voix.

 

 

 Crédit photo : Kim Weber 

“ Il dévore les textes des auteurs qu’il a aimé tel un ogre gourmand. À son menu, Molière toujours, La Fontaine, Duras, Flaubert … Il improvise, il est joyeux, et partageur. Joli rendez-vous avec un comédien en liberté.” Le Nouvel Observateur

“Nous voilà suspendus à ses lèvres, émus, pleins de rires et de larmes. Cabotin, farceur, tendre, lui s’amuse comme un fou (…) Au royaume des mots, Jacques Weber est souverain.” Le Point